11 compétences requises à la survie d’un traducteur professionnel indépendant

Vous le savez sûrement déjà, le métier de traducteur professionnel indépendant ne se résume pas seulement à la joie de pouvoir porter son pyjama préféré toute la journée. Le traducteur a un rôle crucial : il contribue à transmettre des idées et à établir des liens harmonieux entre les membres de la société.

Cela étant dit, si votre souhait est de créer une entreprise capable de résister aux fluctuations du marché, force est de constater qu’une passion pour les langues ne suffit pas.

Vous souhaitez vous lancer dans le métier de traducteur professionnel indépendant, voici 11 techniques de survie pour y arriver (le pyjama en option).

1. La variété : le pain quotidien des traducteurs

Vous le savez certainement, la variété fait partie intégrante du quotidien du traducteur professionnel indépendant : il ne connaît pas l’ennui !

Profitez-en pour cultiver votre curiosité et voyez chaque nouvelle mission comme une occasion d’apprendre de nouvelles choses : après tout, qui ne rêverait pas de savoir démonter la chaudière d’un immeuble ?

2. La solitude comme compagnon de route

Autant vous prévenir, la solitude peut représenter un véritable fardeau pour le traducteur freelance. À la différence d’un traducteur salarié d’une agence de traduction, vous serez souvent seul… avec vous-même. Sachez apprécier la solitude pour ce qu’elle est !

Quand vous êtes au travail, travaillez. Mais une fois votre traduction terminée, aérez-vous l’esprit. Il est important de sortir et de tisser des liens. N’hésitez pas à lire ces quelques conseils qui vous aideront à conserver une vie sociale enrichissante.

3. Un traducteur productif est un traducteur connecté

Le monde et les technologies évoluent. Savoir utiliser les technologies de l’information ainsi que les bases terminologiques est une compétence indéniable que tout bon traducteur se doit d’acquérir.

Il est par ailleurs primordial de disposer d’une bonne connexion internet en privilégiant une connexion par câble plutôt qu’une connexion Wifi afin d’éviter tout désagrément et imprévu, cette dernière étant souvent plus lente et moins stable.

Découvrez ces dix outils indispensables que tout traducteur se doit de connaître, imprégnez-vous-en et utilisez-les à votre avantage. Vous n’en serez que plus productif et mieux informé.

4.« Traducteur » rime avec « jongleur »

Vous pensiez que le rôle d’un traducteur ne consistait qu’à traduire ? Que nenni !

Il est fort à parier que vous ne portez pas de pantalon lycra fluo au quotidien, mais ne vous y trompez pas : vous êtes bien un jongleur professionnel !

Au fil des jours, voire des heures, vous serez successivement comptable, commercial, chercheur, chef de projet, responsable de la distribution du café et… traducteur !

C’est compliqué et formidable à la fois. Le métier étant de plus en plus polyvalent, nul doute que vous deviendrez un véritable expert dans tous les domaines !

5. L’autodiscipline, le leitmotiv du traducteur

Il en est de votre responsabilité. Être discipliné n’a pas la même signification pour tout le monde. Cette notion varie même considérablement selon les individus. On ne va pas se mentir, c’est plus facile pour certains que pour d’autres.

Mais au fond, la seule façon de faire du bon travail, c’est de s’y mettre, une bonne fois pour toutes. Vous êtes le patron, alors agissez comme tel : fixez-vous des horaires et tenez-vous-en ! Obligez-vous à traduire un nombre de mots minimal au quotidien et surtout accordez-vous un temps de repos avant toute relecture afin d’assurer un travail de qualité. Votre cerveau vous remerciera !

6. La flexibilité avant tout

Ce n’est un secret pour personne : le succès de l’activité d’un traducteur professionnel indépendant dépend en grande partie de la satisfaction de ses clients. Les traductions se doivent d’être livrées à temps. Bien sûr, les week-ends existent, tout comme les délais…

Un traducteur avisé propose toujours ses services en jours ouvrables afin de pouvoir disposer de ses weekends. Il propose également un devis plus élevé pour les travaux urgents, pour pouvoir collaborer avec un collègue et ainsi rendre le projet à temps, tout en assurant la qualité de la traduction.

Seulement parfois, vous n’avez pas d’autre choix que de travailler tard dans la nuit, lorsque tout le monde dort. Mais n’oubliez pas, la technologie est votre meilleure alliée et vous permet de gagner un temps précieux.

Découvrez ces 20 raccourcis clavier indispensables à l’exercice du métier de traducteur indépendant.

7. Le traducteur est fin gestionnaire

Les gros projets sont formidables. Les plus petits aussi d’ailleurs, lorsque les premiers font défaut.

Voilà le topo : vous avez des charges fixes alors que vos revenus varient. Un traducteur professionnel indépendant est avant tout un chef d’entreprise qui se doit de surveiller la bonne santé financière de son activité.

Nous ne pouvons donc que vous conseiller ces deux excellents programmes de comptabilité que sont Wave et Freshbooks, qui vous aideront à garder l’esprit tranquille, tout en continuant à développer votre activité professionnelle.

8. Des moments de pause indispensables

Des délais serrés, de longues heures de travail passées derrière un écran d’ordinateur et des doses déraisonnables de caféine au quotidien peuvent se révéler pénibles au bout d’un certain temps, même pour les plus passionnés.

Rendez-vous donc service : investissez du temps dans les choses qui font que ce mode de vie mérite d’être poursuivi et accordez-vous des moments de répit.

9. La traduction professionnelle : un métier méconnu

Vos prospects peuvent ne pas comprendre la valeur des services que vous proposez. Le métier de traducteur indépendant est méconnu du grand public et il est nécessaire d’expliquer en quoi il consiste, et quelle est la plus-value que vous apportez.

Vous ferez également de nombreux envieux qui aimeraient, eux aussi, travailler à la maison pour une agence de traduction ou bien des clients directs. (Maintenant, fermez cette page et retournez travailler !)

10. Des compétences linguistiques et rédactionnelles incontournables

En tant que traducteur professionnel indépendant, vous disposez des compétences linguistiques pour contourner les problèmes de compréhension posés par le texte source et ainsi produire un texte cible compréhensible par tous.

La compétence rédactionnelle, quant à elle, requiert la connaissance des conventions intertextuelles, tant pour les textes de langue courante que les langues spécialisées et comprend l’aptitude à appliquer cette connaissance à la production de textes.

11. Le traducteur dispose d’un bagage culturel certain

Last but not least, le traducteur indépendant se doit aussi d’être capable d’exploiter les informations tenant aux particularités locales (c’est-à-dire à l’environnement culturel), aux normes comportementales et aux systèmes de valeurs caractérisant les cultures sources et cibles.

En conclusion, vous l’aurez compris grâce à la lecture de cet article détaillant les 11 compétences requises à l’exercice de la profession de traducteur indépendant : en véritable caméléon, le traducteur professionnel indépendant ne connaît que très rarement l’ennui et dispose de plusieurs cordes à son arc.

Zoom sur le métier de chef de projet de traduction

Je tiens à commencer par dire une chose : j’adore mon métier. La traduction, c’est ma passion. Mais… cela ne veut pas dire que la vie de chef de projet est toujours rose. Nombreux sont ceux qui pensent que le simple fait de maîtriser plusieurs langues ouvre la porte au boulot de leur rêve.

Malheureusement, la réalité est bien différente. Le métier de chef de projet de traduction ne s’improvise pas. Il est indispensable de pouvoir jongler entre diverses compétences, notamment la sociabilité et le sens de l’organisation.

Voici un petit aperçu de mon quotidien en tant que chef de projet de traduction. (suite…)

Le métier de traducteur freelance à distance

Les traducteurs indépendants vous le diront : « pas facile de résumer le métier de traducteur freelance à distance en quelques mots ». Souvent méconnue, cette profession n’inspire pas grand-chose à celui qui ne l’a jamais exercée, et il n’est pas toujours évident de décrire à votre voisin ce qu’est véritablement être traducteur indépendant.

Les traducteurs freelance sont les précurseurs du travail en distanciel et ont adopté ce mode de fonctionnement bien avant qu’il ne devienne de mode avec la pandémie de la COVID-19. Rare à l’époque, cette façon de travailler loin du bureau est aujourd’hui régulièrement utilisée dans plusieurs domaines tant ses avantages se sont révélés durant la crise. Même si ce rythme n’est pas pour tout le monde, certaines personnes s’y complaisent. Si vous maitrisez plusieurs langues et que cet environnement de travail vous convient, peut-être que le métier de traducteur freelance est fait pour vous !

Dans l’imaginaire collectif, « indépendant » se traduit par « travail inconstant », ou d’autres vous prendront pour un nomade polyglotte à la découverte du monde.

La question que l’on vous posera le plus souvent ? « Combien de langues parles-tu ? » Eh oui, car pour le commun des mortels, un traducteur freelance doit nécessairement pouvoir traduire tout et n’importe quoi en 10 langues. Ils seront surpris de savoir que vous n’en parlez en fait que 3, et que, techniquement, vous n’en parlez que deux très bien, puisque vous ne maîtrisez pas encore à la perfection les finesses de la troisième : mais comment une personne qui ne connait que 2,5 langues peut-elle se proclamer traducteur et en plus se permettre de travailler depuis n’importe où ?

Travailler de n’importe où, oui, mais pas n’importe comment

Pour devenir traducteur, il n’est nullement nécessaire d’être un polyglotte confirmé. Il faut par contre maîtriser à la perfection un minimum de deux langues de la combinaison linguistique dans laquelle vous souhaitez proposer des prestations de traduction. Et il va sans dire que la langue vers laquelle vous traduirez sera votre langue maternelle.

De plus, étant donné que les plateformes qui proposent des missions de traduction pullulent sur la toile, trouver un travail ne vous posera aucun problème. Outre les sites web de pigistes, vous pouvez également trouver facilement des offres d’emploi sur les portails de traduction et auprès des agences de traduction. Vous travaillerez dans ce cas avec des clients et non pas pour eux.

Des délais réalistes et des tarifs compétitifs sont convenus, chacun respectant l’urgence du projet et la nature de vos « heures de bureau ». Puisque vous choisissez la fréquence de travail, vous décidez par ailleurs de combien vous pouvez gagner. Pour certains, cela peut vouloir dire travailler à l’heure ou bien être rémunéré au projet. Encore une fois, ce sont vos horaires, vos tarifs et vos règles.

Les avantages du métier de traducteur freelance à distance

En théorie, on peut travailler de n’importe où. Mais pour certains, n’importe où, c’est depuis chez soi. Par contre, si l’envie vous prend un matin comme une après-midi d’aller travailler depuis le café du coin, rien ne vous y empêche. Travailler à distance veut littéralement dire depuis là où vous le désirez, que cela soit à la plage, à la montagne, dans un train ou dans un parc. Bref, tout endroit que vous estimez bon pour que votre productivité soit à son maximum est le vôtre, près des cocotiers ou dans une métropole-carrefour comme Berlin.

En tant que traducteur indépendant, vous définissez vos propres conditions et c’est à vous de trouver l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Certains d’entre nous ne se sont par exemple jamais parfaitement habitués à la journée de travail qui dure entre 5 et 9 heures ou à la semaine « normale » de 5 jours.

L’un des plus grands avantages du travail indépendant en tant que traducteur se retrouve certainement dans toutes les économies faites grâce aux trajets professionnels que vous avez en moins. Fini le temps des navettes quotidiennes du bureau à la maison, ce qui rime aussi avec ne plus avoir à s’inquiéter de la météo et avoir à braver les intempéries, ou encore ne plus subir la pression due aux trajets dans le métro ou dans les bouchons.

Vous pourrez également vivre à l’étranger, voyager, choisir votre pays de cœur et pouvez choisir la situation fiscale qui vous convient le mieux.

Et quant au regard interrogatif de votre entourage au moment de l’annonce de votre emploi « nomade », vous pouvez toujours répondre « Oui, mais de cette façon je peux faire mon boulot efficacement sans avoir un patron derrière le dos qui vérifie ce que je fais, et pour cette raison je m’accorde le luxe de choisir où, quand, comment et à quelle fréquence je travaille. »

Travailler avec une agence de traduction

Être traducteur freelance à distance ne veut pas dire que vous devez obligatoirement travailler seul, ni que vous devrez faire appel ponctuellement à des agences de traductions.

Mais si vous ne savez pas par où commencer pour trouver une clientèle, que vous désirez étendre votre réseau ou rechercher d’autres traducteurs, alors il ne sera que dans votre intérêt de contacter une agence de traduction telle que BeTranslated pour se lancer.