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Comment ne pas se faire avoir par de faux traducteurs ?

traducteur usurpateur

Un sondage récemment publié par CareerBuilder démontre que 75 % des recruteurs américains ont déjà décelé un ou plusieurs mensonges dans les CV reçus après publication d’une offre d’emploi. Cette étude pour le moins surprenante montre que la tendance est en plein essor depuis plusieurs années. En 2015, seulement 58 % des participants du sondage avaient déclaré avoir détecté des mensonges dans les CV des candidats. Et pourtant, ces chiffres restent plutôt faibles comparés à ceux publiés par une autre étude réalisée par HireRight Candidate Review Service, qui indique que 85 % des employeurs font face à des CV « améliorés ».

Selon le sondage du portail de GoBankingRates, la tranche d’âge la plus susceptible de déformer la réalité lorsqu’elle postule à une offre est celle des milléniaux : les candidats âgés de 25 à 34 ans mentiraient en effet deux fois plus à leurs potentiels employeurs que les autres. Quant aux postulants de la génération Z, ils déclarent ouvertement qu’ils ne voient pas d’inconvénients à ce que certains enjolivent les choses (même s’ils ne le font pas forcément eux-mêmes).

Quel mensonge retrouve-t-on le plus souvent dans un CV ?

Les recruteurs ont remarqué que la partie du CV la plus fréquemment exagérée est la liste des compétences. Les candidats n’hésitent pas à ajouter des mensonges pour faire correspondre leur profil à l’offre publiée.

L’autre méthode consiste à « omettre » des détails de son parcours professionnel, comme un licenciement ou un conflit avec un ex-employeur. Ces informations peuvent ne pas être repérées lors du procédé de vérification RH, même en utilisant un logiciel dédié aux ressources humaines.

L’expérience professionnelle, l’âge du candidat, le parcours scolaire ou les qualifications sont également souvent modifiés. Les autres catégories dans lesquelles les candidats travestissent la réalité sont :

  • Les compétences en langues étrangères
  • Les compétences en informatique
  • La raison du départ du poste précédent
  • Les mauvaises habitudes du candidat

Cela vous semble étonnant que les candidats mentent sur leur niveau en langues étrangères ? Si faire semblant d’être polyglotte semble impossible, les agences de traduction décentralisées reçoivent pourtant des dizaines de CV de la part d’escrocs qui sont loin d’être des traducteurs professionnels.

Comment repérer un faux traducteur

Avec un peu d’entraînement, il n’est pas difficile d’identifier les caractéristiques communes aux CV des faux traducteurs. Ne perdez pas votre temps avec un candidat si vous découvrez les choses suivantes :

  • Vous n’êtes pas le seul destinataire

Vérifiez à qui d’autre l’e-mail a été envoyé. La plupart du temps, vous vous rendrez compte qu’il y a des dizaines d’autres destinataires. Si c’est le cas, supprimez l’e-mail sans remords.

  • Le CV contient des fautes

Il n’est pas rare de voir des fautes de français dans les CV, et si quelques petites erreurs peuvent être pardonnées dans certains contextes, cet état de fait est inacceptable dans le cadre d’une candidature pour un poste de traducteur avec le français comme langue de travail. Il est impossible qu’un linguiste soit compétent si son écriture est truffée de fautes.

  • De trop nombreuses langues de travail

Certains spécialistes hautement qualifiés parlent couramment plus de deux langues, mais si des services en plusieurs langues vous sont proposés, et qu’elles sont très différentes les unes des autres, vous devriez commencer à vous méfier. Des combinaisons de langues très rares peuvent être le signe que quelque chose cloche.

  • Des tarifs très bas

Si un traducteur est prêt à travailler pour un tarif de traduction dérisoire, il y a anguille sous roche. Un vrai professionnel du domaine connaît les difficultés que comportent les traductions, et n’accepterait pas un projet si sa rémunération se situait en dessous d’un certain seuil.

  • De grands volumes

Beaucoup de traducteurs traduisent de grands volumes, mais il y a des limites, et les linguistes ne peuvent pas traduire un nombre infini de mots par jour. Si un traducteur accepte de travailler sur des textes très longs en moins de 24 heures, la qualité de la traduction laissera probablement à désirer. Restez à l’écart de ce genre de personne.

Il est fortement déconseillé de recruter un candidat dont le CV comporte une (ou plusieurs) de ces caractéristiques. Si vous choisissez tout de même de le faire, vous recevrez probablement de sa part une traduction automatique de piètre qualité. Résultat ? En plus de la perte de temps et d’argent occasionnée, votre notoriété en aura pris un coup : vous risquez fort de perdre en crédibilité auprès de futurs clients potentiels.

Comment éviter les escrocs

Si vous avez des raisons de penser que vous êtes face à un imposteur, suivez ces étapes :

  • Cherchez la personne sur le net

Par chance, les technologies modernes permettent de faire des recherches détaillées sur les potentiels candidats, et il est important de vérifier si le prétendu traducteur possède un site web ou travaille sur une plateforme en ligne. Si c’est le cas, lisez les commentaires et les évaluations le concernant. Vérifiez aussi si son nom n’est pas inscrit dans un répertoire d’arnaqueurs. Si un numéro de téléphone est associé au candidat, prenez le temps de l’appeler pour voir ce qu’il en est.

  • Vérifiez que son CV n’est pas un plagiat.

Il existe de nombreux services gratuits pour vérifier si le CV que vous avez reçu existe déjà sur internet. Si le même texte a été utilisé par différentes personnes, vous pouvez jeter ce CV à la poubelle.

  • Demandez des recommandations

Un véritable professionnel n’aura aucun problème à vous envoyer ses recommandations venant de clients ou d’anciens employeurs. Vous pourrez alors évaluer l’authenticité de son travail et son savoir-faire. Si le candidat est un faux traducteur, il ne vous recontactera plus jamais.

  • Organisez un entretien vidéo

Cela vous permettra de faire d’une pierre deux coups : vous pourrez mettre un visage plus précis sur le CV que vous avez reçu et saurez très vite si vous parlez à un traducteur ou un amateur.

  • Soumettez-lui un test de traduction

Les tests de traduction sont des bons moyens de vérifier les compétences linguistiques de quelqu’un, mais gardez à l’esprit que certains escrocs sont très malins et demanderont à un natif de les aider. Posez quelques questions complémentaires pour vérifier que la personne à qui vous avez affaire est bien celle qui a effectué le test.

Que faire si vous tombez sur un faux traducteur ?

Vous pouvez signaler une personne suspecte sur the Translator Scammers Intelligence Group. Cela évitera aux victimes potentielles de perdre du temps et de l’argent. Vous pouvez également partager le nom de cet escroc dans votre cercle de collaborateurs et sur les plateformes sur lesquelles vous travaillez. Ensemble, nous pouvons réduire les dégâts que les faux traducteurs sont à même de causer.

Chez BeTranslated, les linguistes sont hautement qualifiés et bénéficient d’années d’expérience dans leur domaine. Que vous ayez des documents à traduire du français à l’italien, ou un site internet qui nécessite une traduction de l’espagnol vers le français, nous avons les professionnels qu’il vous faut. Pour obtenir plus d’informations, ou un devis de traduction gratuit et sans engagement, contactez-nous dès aujourd’hui.

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Nos gestionnaires de projets sont à votre disposition. Contactez-nous dès aujourd’hui pour obtenir de plus amples informations ou un devis gratuit.

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