22 termes techniques et acronymes du secteur de la traduction à connaître

On pourrait se dire qu’un domaine comme le secteur de la traduction chercherait à avoir une communication simple et efficace, et donc n’utiliserait pas un jargon complexe et des abréviations à tout-va.

Et pourtant, vous rencontrerez tout un charabia dans les conversations professionnelles en traduction, pouvant être difficile à comprendre pour les personnes qui n’y sont pas encore habituées.

Voici un guide par ordre alphabétique de 22 des termes techniques et acronymes du secteur de la traduction les plus fréquemment utilisés.

DNT

DNT, de l’anglais « do not translate » qui signifie « à ne pas traduire », est l’acronyme que l’on utilise pour les mots ou expressions que le client veut garder intacts. Il peut s’agir de noms d’entreprises, de marques déposées, ou même parfois de parties à laisser volontairement dans une certaine langue.

Document

Cette définition peut vous paraître absurde, mais dans le domaine de la traduction, le document est notre base de travail. Il ne s’agit là pas forcément d’un document officiel, mais représente tout type de contenu à traduire ou sur lequel travailler, et peut se retrouver sous divers formats (Excel, Word, PDF, texte brut, fichier audio, vidéo, fichier sous-titres, page web, etc.). Le document est en général analysé dans un premier temps pour ensuite établir comment l’on procédera à sa traduction, quel sera son coût et quelles ressources seront à utiliser pour ce processus. il s’agit donc de la base de travail du traducteur !

Fuzzies

Les fuzzies sont des correspondances partielles entre des segments ou des phrases. Ils sont présents dans la mémoire de traduction (voir plus bas) et ne sont donc pas considérés comme de nouvelles traductions ou de nouveaux mots. Les fuzzies peuvent aussi faire l’objet de réductions tarifaires, tout comme les répétitions.

Les outils d’aide à la traduction permettent de repérer les fuzzies et donc d’accélérer le processus de traduction. En effet, toutes les phrases et expressions répétées et enregistrées dans le mémoire de traduction sont proposées au traducteur lors de son travail en effectuant une recherche pour les segments qui obtiennent une correspondance entre 70 % et 99 % avec l’expression ou la phrase sur laquelle ils travaillent.

Glossaire

Dans le même esprit que le guide stylistique (voir ci-dessous), les glossaires permettent de rester cohérent et font gagner énormément de temps au traducteur. En règle générale, le glossaire est un dictionnaire bilingue personnalisé qui fait la liste des termes les plus utilisés dans la spécialité de votre traduction, à la fois dans les langues source et cible.

Certaines entreprises auront leurs propres glossaires et les termes importants seront donc toujours traduits de la même façon, peu importe le traducteur avec qui ils travaillent. Pour autant, il est conseillé au traducteur de tenir à jour ses propres glossaires. Les glossaires demandent un peu d’effort à la création, mais une fois opérationnels, ils deviendront un atout de taille pour traduire de façon rapide et efficace.

Guide stylistique

Un guide stylistique est un document très utile pour définir les normes et instructions de style pour les documents à traduire ou à rédiger pour un client particulier, une entreprise spécifique, une publication ou une organisation. Il couvre la grammaire, la ponctuation, l’orthographe et les formats des nombres pour assurer la cohérence et la qualité du document final.

Avant de commencer une traduction, il est toujours judicieux de vérifier si un guide stylistique existe, ce qui permet de gagner du temps et de l’énergie au moment de l’édition.

Langue source et langue cible

Revoyons d’abord les bases. Parfois, les termes qui paraissent les plus « évidents » sont utilisés à tort et à travers sans être forcément bien expliqués aux nouveaux venus. Ne vous inquiétez pas, si vous avez toujours du mal avec ces deux termes, tout sera plus clair désormais.

Pour faire simple, la langue source est la langue qui est traduite (la langue dans laquelle le texte a été écrit à l’origine) et la langue cible est la langue dans laquelle le document vise à être traduit. Dans une traduction du français vers l’anglais par exemple, le français représente la langue source, et l’anglais la langue cible. Ces termes sont souvent utilisés avec leurs acronymes anglais : SL (source language) et TL (target language).

Localisation

La localisation va au-delà de la traduction. Alors que la traduction se définit comme une conversion d’un écrit dans une langue vers une autre, la localisation est l’adaptation d’un contenu par le transfert de concepts propres à un public cible. La localisation adapte un produit à un certain pays/région dans lesquels il sera utilisé et/ou vendu. Elle prend en compte ses traditions, les croyances et les coutumes : en bref, sa culture. Elle s’applique non seulement aux mots écrits, mais à tous éléments tels que les couleurs, la mise en page, les chiffres et tous les éléments qui composent le contenu d’un site web, d’une publicité ou d’un jeu vidéo.

Par exemple, la localisation reflète cette différence entre la simple traduction d’une publicité qui sera diffusée aux États-Unis (de l’anglais à l’espagnol pour toucher divers marchés hispanophones) et l’adaptation minutieuse de son contenu pour chaque pays ou personne hispanophone qui la regarderait, ce qui permettra dans un second temps de toucher directement ce public cible.

Nouveaux mots

Les « nouveaux mots » sont des mots, des phrases ou des segments que l’outil de TAO ne reconnaît pas car ils n’ont jamais été mentionnés auparavant dans le texte. Ils sont ensuite intégrés à la mémoire de traduction.

Les « nouveaux mots » sont généralement ceux qui représentent la plus grosse partie d’un projet : on se basera alors sur leur nombre pour établir le coût d’un projet de traduction.

Outils de TAO

Voici un des acronymes du secteur de la traduction les plus répandus. L’acronyme TAO désigne la traduction assistée par ordinateur ou CAT en anglais (ce qui n’a rien à voir avec le chat). En effet, la TAO facilite le processus de traduction : un bon compagnon pour le traducteur, un peu comme le chat finalement.

La TAO accélère la traduction en découpant le texte source en segments plus courts et en les organisant de sorte à faciliter le travail du traducteur. Par conséquent, la traduction va beaucoup plus vite. Certains outils de TAO permettent d’éditer et de gérer les traductions ; une collaboration entre l’humain et la machine qui optimise le processus de traduction. Attention toutefois à ne pas confondre la TAO avec la traduction automatique.

PAO

Souvent utilisée sous l’abréviation PAO, la publication assistée par ordinateur (DTP en anglais pour « desktop publishing ») fait référence à l’utilisation de logiciels tels qu’Adobe FrameMaker, QuarkXPress, Microsoft Publisher, et Adobe InDesign pour mettre en forme les textes et images selon la demande et créer un aperçu.

La PAO est utilisée pour différents types de documents tels que les brochures, les pages web et les manuels d’instructions. La mise en page de ces types de textes doit être modifiée après la traduction, car la longueur des fragments ou le sens de l’écriture peuvent différer dans le texte source et dans le texte cible.

PM

Un gestionnaire ou chefs de projets ou « project manager » (PM) supervise et gère les projets de traduction pour le client et l’agence de traduction. Leurs compétences parmi tant d’autres sont d’assigner le ou les traducteurs les plus adaptés à un projet, de garder le client informé du statut de la traduction et de s’assurer que le projet de traduction se déroule au mieux pour être livré à temps et être de la meilleure qualité possible.

Post-édition

La post-édition est l’examen et la correction du texte qui a été produit par un système de traduction automatique ou semi-automatique (voir traduction automatique plus bas). Il s’agit là de contrôler les textes traduits par des traducteurs automatiques comme Deepl ou encore GoogleTranslate car il s’agit de traudctions réalisées à l’aide d’lagorythmes ; ils nécessitent donc que des traducteurs repassent derrière pour parfaire et modifier le texte en entier pour obtenir un résultat acceptable et digne d’un vrai auteur.

Il faut donc s’assurer los de la post-édition que la traduction respecte les règles grammaire, de ponctuation, d’orthographe, les exigences de sens, le contexte, le snes des phrases, etc. La personne chargée de cette tâche est appelée un post-éditeur.

Pré-édition

Il s’agit du processus de préparation du texte avant sa traduction par un système de traduction automatique ou semi-automatique (voir traduction automatique et mémoire de traduction). Une personne prépare le document pour que le texte à traduire soit modifié afin de simplifier le futur processus de post-édition (voir ci-dessus). Il peut s’agir d’enlever ou adapter des phrases, mais surtout de revoir le format du texte et sa mise en page.

Prix au mot / PPW

Le PPW (« price per word ») désigne le tarif au mot du traducteur. C’est un des éléments cruciaux qui influencent le prix de la traduction. Un traducteur francophone n’utilisera peut-être pas cet acronyme.

Lorsque le traducteur fixe son prix au mot, il se doit d’annoncer explicitement s’il s’agit des mots du texte source ou du texte cible. Le prix au mot peut varier selon la langue cible, par exemple des langues germaniques ont souvent des tarifs plus élevés en raison de leurs constructions syntaxiques et de la rareté de traducteurs spécialisés dans ces langues sur le marché.

Ce tarif varie également en fonction de la taille du document, on aura par exemple des réductions de tarifs pour les demandes dépassant les 10 000 mots, et à l’inverse des tarifs plus élevés pour des traductions de seulement quelques phrases (on pourra même dans ce cas précis appliquer un tarif qui n’est pas basé sur le nombre de mots).

Relecture/Révision

Il s’agit du processus de révision presque finale d’un texte dans sa langue cible. Cette opération inclut la vérification de l’orthographe, de la grammaire, de la ponctuation, de la terminologie, du registre, du style, etc. et peut nécessiter le remaniement du texte (pour assurer son adéquation avec les graphiques, les illustrations, etc.). La révision peut également nécessiter de réduire ou d’agrandir le texte pour répondre aux exigences en matière d’espace disponible.

Il peut arriver de retrouver des fautes commises par les personnes chargées de la traduction de ce texte, et même s’il s’agit de fautes de frappes ou d’inattention, elles doivent être corrigées par le relecteur. Celui-ci repasse avec un oeil neuf sur le travail déjà réalisé par un professionnel dans le but de rendre un produit final qui soit parfait.

Répétitions

Comme leur nom l’indique, les répétitions sont des mots, des phrases ou des segments qui se répètent dans le texte et qui n’ont généralement pas besoin d’être traduits à nouveau. Elles entrainent par exemple une réduction du coût de la traduction.

Cependant, même dans des cas de correspondance à 100 % entre les segments source et cible enregistrés dans la TM, il est crucial que le traducteur vérifie si le contexte est toujours adapté à la traduction, et si besoin qu’il réalise les changements nécessaires.

TEP/TER

Voici désormais un autre des acronymes du secteur de la traduction qui est sûrement le plus important en termes de qualité : le processus de TEP, pour les termes anglais « translation », « edition » « proofreading », désigne les trois étapes les plus importantes d’un projet de traduction : traduction, édition, relecture, ce qui nous donne TER en français.

Ces trois étapes nécessaires représentent le mode opératoire standard pour une agence de traduction professionnelle ; et la qualité de la traduction en dépend. Si elles ne sont pas (bien) réalisées, le résultat final peut se trouver être médiocre.

TM (Mémoire de traduction)

La mémoire de traduction ou TM (de l’anglais « translation memory »), désigne la base de données dans laquelle les « segments » des outils de TAO sont enregistrés. Ces deux outils travaillent en harmonie. Les segments stockés peuvent être des phrases, des paragraphes, des titres et sous-titres, ou tout élément qui a déjà été traduit.

Une TM est un fichier bilingue qui enregistre toutes les traductions. Elle permet d’analyser les nouveaux textes d’un même client et d’assurer une cohérence entre différents segments qui se répètent : elle sert donc aussi à calculer les répétitions dans un document, ce qui entrainera des réductions du coût de traduction.

Traduction automatique (TA)

La traduction automatique (TA) est différente de la TAO. On peut aussi souvent la reconnaître sous la forme anglaise MT (pour « machine translation »). Cet outil ne fait que substituer les mots d’une langue à une autre sans être capable de reconnaître les phrases ou les expressions pourtant idiomatiques qui devraient être traduites tout autrement.

Sur ce blog, nous vous tenons souvent informé des avancées et problématiques de la TA : c’est un secteur prometteur qui a connu beaucoup de progrès ces dernières années, mais nombreux doutent que la traduction automatique pourra un jour remplacer les véritables traducteurs professionnels.

Traduction inversée

La traduction inversée (« back translation » en anglais) consiste à réaliser le processus de traduction inverse : traduire à nouveau un texte qui était d’ores et déjà traduit vers sa langue d’origine. On utilise généralement cette méthode lorsque l’on réalise un contrôle qualité d’une traduction afin d’en repérer les inexactitudes et les ambigüités. Elle doit être réalisée par un traducteur différent de celui de la traduction originale.

La traduction inversée n’est pas utilisée pour tous les projets de traduction au vu de son coût élevé et pas toujours pertinent, mais elle est principalement utilisée lorsqu’il s’agit d’être extrêmement précis comme pour des documents légaux ou des instructions techniques.

Transcréation

Pour ce qui est de personnaliser son contenu pour un public cible spécifique, la transcréation va encore plus loin que la localisation. Là où la localisation adapte, la transcréation repart quasiment de zéro, s’empare des idées du message qui doit être diffusé et le reforge pour les nouveaux lecteurs.

Comme son nom l’indique, elle fait appelle à la créativité. On peut ici penser à des slogans drôles, des chansons qui devraient contenir des rimes, ou même à une expression à tatouer !

Transcription

La transcription est le procédé qui consiste à convertir un script oral sous forme textuelle. Le texte qui en résulte ne sera pas toujours traduit dans une autre langue. La transcription est un outil indispensable pour la traduction de document audio, autant pour de simples contrats de « voice over » ou dans l’industrie du doublage de productions audiovisuelles.

Nous espérons que cette présentation rapide des termes et acronymes du secteur de la traduction vous aidera à mieux comprendre les bases de la traduction. D’autres termes qui vous échappent encore ? Faites-le-nous savoir !

Besoin de services de traduction de qualité ? N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus, ou pour demander un devis gratuit dès aujourd’hui sur le site web de BeTranslated.

L’Espagne et ses surnoms typiques

L’un des éléments caractéristiques de l’Espagne est évidemment la présence de très fortes identités régionales, identités se traduisant notamment par une diversité de langages locaux, toujours en vigueur pour certaines communautés autonomes malgré l’instauration du Castillan comme langue nationale officielle.

Cependant, l’héritage linguistique est encore prégnant dans la société espagnole actuelle avec l’existence de termes usités exclusivement dans telle ou telle région du pays. C’est notamment le cas pour les surnoms typiques d’Espagne qui varient selon l’endroit où l’on se situe pour les raisons précédemment évoquées.

Un des exemples les plus flagrants se trouve dans la traduction de l’expression « petit garçon ». Dans la principauté des Asturies ce surnom typique d’Espagne sera traduit par « guaje » tandis que dans la Communauté valencienne, on préférera utiliser le terme « tete ». Tous les mots ayant une histoire, le mot « tete » est par exemple une déformation du substantif catalan « xiquet » qui signifie « garçon ».

Dans plusieurs régions, ce surnom a également subi certaines transformations ainsi que des détournements de sens : en Murcie, le terme castillan pour désigner le jeune garçon « muchacho » peut perdre sa première syllabe, prenant alors un tout autre sens puisque l’interjection « acho » fait office de salutation. Aux Canaries c’est son pendant féminin « muchacha » qui s’est progressivement transformé en « muyaya », conservant toutefois le sens originel de « jeune fille ».

Le surnom « petit garçon » ou « petite fille » n’est pas le seul à faire l’objet de traductions variables et de détournements de sens selon les régions espagnoles. D’autres surnoms typiques d’Espagne possèdent cette particularité. Ainsi, si vous désirez attirer l’attention d’une personne que vous connaissez lors d’un séjour en Andalousie vous devrez dire « Illo » afin de l’interpeller.

À Madrid, vous utiliserez le terme « Tronco » ou bien « Tronca » au féminin afin de désigner l’un de vos collègues de travail. En Castille-et-Léon vous pourrez entendre le mot « Majo » pour désigner une personne sympathique.

L’article du blog Intercountry sur les surnoms typiques d’Espagne évoque ce sujet en détail. Ce point de langue est important et tend à démontrer une fois de plus que la traduction n’est pas une chose aisée et qu’il est important d’avoir une connaissance globale de la culture du pays jusque dans les moindres détails afin de la pratiquer.

C’est notamment grâce à cette connaissance que l’agence BeTranslated peut proposer des traductions professionnelles intégrant chacune des spécificités propres à la langue traduite. En effet, une erreur de traduction commise par une personne n’étant pas professionnelle pourrait changer le sens d’un texte dans des proportions immenses.

Des erreurs non sans conséquences comme pour les surnoms typiques en Andalousie où pour dire « mec » on utilisera « pisha », mot provenant du terme espagnol « picha » qui est lui utilisé dans un registre très familier afin de désigner l’organe génital masculin.

L’utilisation de ce surnom dans une région où il n’est pas connu pourrait donc s’avérer extrêmement gênante et nuire à l’image s’il est mal utilisé.

 

 

Traduction de titres de films : un vrai défi !

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la traduction des titres de films n’est pas toujours une sinécure.

Le retitrage peut en effet s’avérer quelquefois fastidieux, de nombreux facteurs étant à prendre en compte lors de la traduction d’un titre de film.

Un travail en apparence facile, mais en pratique beaucoup moins…

Le retitrage est un domaine qui regorge de subtilités et de petits pièges à éviter, ces derniers pouvant donner du fil à retordre à un traducteur chevronné.

La traduction du titre d’un film est une mission périlleuse : celui-ci va en effet être l’identité du film, censé représenter le condensé de deux heures de visionnage. Le titre doit susciter la curiosité du spectateur et lui donner envie d’en savoir plus à travers la bande-annonce, bande-annonce qui par ailleurs illustrera le fameux titre. Autant dire que ce n’est pas une étape à prendre à la légère.

Le plus compliqué dans cette discipline est de ne pas dénaturer le titre original : celui-ci doit évoquer le contenu du film et avoir un lien logique avec, quelle que soit la traduction qu’on décide de lui attribuer.

Les titres ont également une importante dimension marketing, ils doivent être accrocheurs et déclencher la curiosité et l’envie. Il est donc primordial d’utiliser des termes marquants et facilement compréhensibles. En clair, le public doit d’emblée pouvoir imaginer le scénario à la seule lecture de l’intitulé du film.

L’aspect culturel est également crucial, le titre faisant appel à des références partagées par le public national visé, telles que les expressions idiomatiques, les jeux de mots, mais également l’humour. Le traducteur doit aussi faire attention au vocabulaire employé. Certains mots peuvent être tabous suivant les pays et sont donc à éviter. Une bonne adaptation sera donc primordiale pour ne pas heurter ou choquer le public cible.

Le titre original du film a souvent été long et difficile à trouver pour les producteurs, il incombe donc au traducteur de retransmettre au mieux toutes les nuances et polysémies que le titre original peut comporter.

Les titres de films pour le public francophone

Les titres des gros blockbusters américains sont généralement laissés en anglais, agrémentés de quelques transformations minimes. L’anglicisme est en effet très prisé, une tendance qui se renforce avec les années. Le seul impératif est que l’anglais soit à la portée de tous les francophones.

Ce procédé s’appelle le globish : le globish est en fait une version simplifiée de l’anglais, il s’apparente à un langage et désigne l’anglais international parlé par les non-natifs. Dans ce contexte, tous les termes techniques ou trop compliqués sont substitués ou supprimés. Plusieurs films en ont déjà subi les conséquences :

  • The Hangover devient Very Bad Trip
  • No Strings Attached devient Sex Friends
  • The Boat That Rocked devient Good Morning England

Ces différences seront sans doute sans intérêt pour des personnes ayant un bon niveau d’anglais, mais pour d’autres elles sont indispensables. À noter que cette démarche n’est que purement commerciale.

Certains titres anglais se doivent tout de même d’être traduits en français : c’est notamment le cas des films pour enfants, les bambins n’étant pas censés avoir une connaissance même basique de l’anglais. Voici une liste non exhaustive de ces titres de films pour enfants traduits en français :

  • Finding Nemo devient Le monde de Némo
  • Frozen (“congelé”) devient la Reine des Neiges
  • Tangled (« emmêlé » dû à la longue chevelure de la princesse) devient Raiponce
  • The Nightmare Before Christmas (“le cauchemar avant Noël”) devient L’étrange Noël de monsieur Jack

On notera que les titres des films traduits en français perdent parfois l’audace et l’originalité qu’ils avaient dans leur version originale. Pour être compris par les plus petits, ils laissent parfois de côté le côté créatif.

Ces titres de films à la traduction farfelue

Dans certains pays, les titres de films n’ont pas été épargnés et se sont vus attribués des traductions farfelues et parfois bien différentes de leur version originale :

    1. Dirty Dancing : Danse lascive (Québec)
    2. Léon : Ce tueur n’est pas aussi froid qu’il le croyait (Chine)
    3. Grease : Vaseline (Argentine)
    4. Pulp Fiction : Fiction pulpeuse (Québec)
    5. The Dark Knight : Le chevalier de la nuit (Amérique latine)
    6. Jaws : Les dents de la mer (France)
    7. Knocked up : Une nuit gros ventre (Chine)
    8. Top Gun : L’amour dans les cieux (Israël)
    9. The sixth sense : C’est un fantôme (Chine)
    10. Home alone : Maman, j’ai raté l’avion (France)

Toutes ces traductions sont remplies de contresens et détournent le genre original, mais ces modifications sont purement marketing. Elles ont au moins le mérite de nous faire sourire. Il reste néanmoins fondamental de faire appel à un traducteur professionnel pour préserver l’essence et l’intention du texte source.

Chez BeTranslated nos traducteurs qualifiés sont spécialisés dans le domaine de la traduction audiovisuelle et peuvent répondre à toutes vos demandes. Contactez notre bureau de traduction dès aujourd’hui, nos gestionnaires de projets seront ravis de pouvoir répondre à vos attentes.

Ces mots russes que vous connaissez…

Lorsque nous sommes allés à l’opéra à Kiev, nous nous sommes rendus compte, pour la première fois, de l’influence du français sur la langue russe. Nous entrons dans ce magnifique bâtiment, prenons nos billets et cherchons notre chemin vers le vestiaire. Une des plaques directionnelles en bronze nous interpelle : гардероб (à prononcer garde-robe). Il s’agissait bien du vestiaire ! (suite…)

Les Français rechignent-ils à apprendre les langues étrangères ?

Est-il exagéré d’affirmer que les Français sont paresseux quand il s’agit d’apprendre une langue étrangère ?

Les Français sont souvent critiqués pour leur méconnaissance des langues étrangères. Cela pourrait-il être attribué au simple fait que nous savons que le français est parlé un peu partout dans le monde ? De nombreux pays sont francophones et, dans d’autres, l’enseignement du français est très largement répandu. Voilà une bonne excuse pour ne pas devenir bilingue. Puisque nous ne sommes pas motivés par une nécessité absolue, nous sommes parfois considérés comme des paresseux sur le plan linguistique. (suite…)