Top 5 des langues les plus faciles à apprendre pour un francophone

Dans un monde de plus en plus tourné vers l’international, parler une voire plusieurs langues étrangères se révèle être un atout incontestable dans le domaine professionnel comme dans la vie personnelle. Cependant, apprendre de zéro une langue inconnue est un processus chronophage qui peut intimider. C’est pourquoi si vous cherchez à apprendre une nouvelle langue sans trop de difficultés, nous vous conseillons les cinq langues suivantes, qui sont considérées comme parmi les plus faciles à apprendre en tant que francophone.

L’italien

Avis aux amateurs d’art et de gastronomie, sachez que l’italien serait la langue la plus proche du français. La prononciation est relativement aisée et peu de sons diffèrent par rapport au français. La principale difficulté réside dans les accents toniques, qu’il faut mémoriser et prononcer correctement pour réussir à se faire comprendre et obtenir cette sonorité chantante si particulière à l’italien. Enfin, comme pour l’espagnol, il faudra apprendre à rouler les r.

L’italien est souvent boudé par les Français au profit de l’espagnol. En choisissant cette langue, vous vous donnerez donc les moyens de vous démarquer !

Le roumain

Cela peut surprendre, mais la langue du pays de Dracula est en fait une langue latine, fortement influencée par sa colonisation par l’Empire Romain durant l’Antiquité. On estime que le roumain a hérité du latin plus de 60 % de son lexique. En résulte une proximité linguistique entre le français et le roumain.

Bien sûr, le roumain comporte des traces de l’influence slave des pays qui l’entourent, notamment la grammaire à déclinaison et le genre neutre qui n’existent pas dans les autres langues romanes. C’est une langue où les Français peuvent progresser rapidement par son écriture phonétique, et grâce à l’aide de l’alphabet latin.

Parler le roumain vous ouvrira les portes de la Roumanie, bien entendu, mais également de la Moldavie où il est l’une des deux langues officielles. Le roumain a aussi le statut de langue régionale en Ukraine.

L’espagnol

Parlé dans l’un des pays limitrophes de la France, l’espagnol est une langue latine dont le système grammatical et de conjugaison ainsi que le vocabulaire sont très similaires au français. C’est de plus l’une des cinq langues les plus parlées au monde, à travers plus de vingt-deux pays essentiellement situés en Amérique du Sud et Centrale. Par conséquent, la culture hispanophone est d’une richesse exceptionnelle, et bien loin de se limiter à l’Espagne (qui soit dit en passant est déjà remarquable). Vous aurez donc à votre disposition un grand volume de contenu pour vous aider à progresser.

Le portugais

Autre membre de la grande famille des langues romanes, le portugais est parlé par plus de 200 millions de personnes dans le monde, principalement au Portugal et au Brésil bien sûr, mais également en Afrique (Cap-Vert, Mozambique, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale…).

Tout comme l’italien et l’espagnol, le portugais partage avec le français une structure grammaticale très similaire, ainsi qu’un vocabulaire proche. La prononciation peut intimider les non-initiés, mais sachez que la culture portugaise et brésilienne vous offrira un large volume de contenus (livres, films, séries, chansons…) qui vous aideront à progresser de manière ludique.

L’anglais

Même si l’anglais ne fait pas partie de la grande famille des langues romanes, elle a tout autant sa place dans la liste des langues les plus accessibles pour un francophone. En effet, si la langue anglaise rayonne autant dans le monde, ce n’est pas pour rien : système de conjugaison très simple, pas de genres ni de déclinaisons.

Mis à part les verbes irréguliers qu’il faut apprendre par cœur, et la prononciation pas toujours aisée pour un Français, son apprentissage ne comporte pas de difficultés majeures. De plus, de par leur histoire commune, le français et l’anglais se sont largement influencés l’un et l’autre. On retrouve ainsi de nombreux mots d’origine française chez nos voisins d’outre-manche.

Ce qui rend l’anglais d’autant plus facile à apprendre est la richesse infinie du contenu disponible dans cette langue : aujourd’hui, en France, on peut difficilement échapper à l’anglais tant le nombre de séries, films ou chansons anglophones diffusés à la radio ou à la télévision sont anglophones.

À retenir

Cela vous donne envie de vous lancer ? Gardez toutefois à l’esprit que ce classement est à nuancer, car la difficulté liée à l’apprentissage d’une langue ne dépend pas que des aspects grammaticaux ; l’intérêt que vous portez à une langue et à la culture qui l’accompagne sera votre principal moteur.

Cet article vous a plu ? N’hésitez pas à parcourir notre blog pour découvrir plus de contenu autour de la traduction et des langues.

5 erreurs à éviter pour apprendre une langue étrangère

Apprendre une nouvelle langue peut être un processus difficile et fatigant. Vous essayez de perfectionner votre prononciation et votre grammaire tous les jours, et pourtant vous n’avez pas l’impression d’avancer. De nombreux chercheurs défendent l’idée que les enfants sont meilleurs que les adultes lorsqu’il s’agit de comprendre les langues étrangères. Ils pensent que le cerveau humain assimile plus de nouveaux sons durant la petite enfance. C’est pour cette raison que beaucoup d’enfants vivant dans une famille bilingue sont capables de parler deux langues à la perfection.

Mais qu’en est-il des adultes qui apprennent une langue ? Tout le monde n’a pas la chance d’apprendre une langue étrangère en étant enfant. Ce n’est qu’à l’adolescence ou à l’âge que nous ressentons, pour la plupart, le besoin ou l’envie de parler une autre langue. Existe-t-il un moyen d’améliorer le procédé d’apprentissage pour ceux qui s’y mettent plus tardivement ? En éliminant de vos habitudes ces 5 choses, vous serez en mesure d’apprendre n’importe quelle langue étrangère plus efficacement.

Ne comptez pas sur la traduction

Beaucoup de débutants commencent par créer un glossaire de mots qu’ils ne connaissent pas, les écrivent en langue étrangère et les traduisent dans leur langue maternelle. Cependant, ce n’est pas la meilleure approche sur le long terme. Si vous connaissez la traduction du mot, vous allez continuellement traduire des phrases dans votre tête, et passer plus de temps à chercher le bon équivalent qu’à communiquer.

Tentez plutôt d’apprendre à penser directement dans une autre langue. Il sera plus efficace d’écrire la signification de tous les mots anglais ou allemands que vous souhaitez mémoriser que de les traduire. Si vous connaissez sa définition, vous comprendrez le sens exact du mot (même si vous ne vous souvenez plus de sa traduction) et pourrez alors transmettre votre message plus rapidement.

Ne vous cantonnez pas à un seul manuel

La plupart des étudiants utilisent des manuels pour apprendre de nouveaux mots ou des règles de grammaire. Il existe bien sûr une large gamme de manuels, classés selon différents niveaux, contenant du vocabulaire, des explications grammaticales et des exercices, ce qui permet un apprentissage étape par étape facile à suivre pour les élèves.

Néanmoins, votre manuel ne devrait pas être votre unique source d’apprentissage. En effet, celui-ci ne vous permettra pas d’entendre la manière dont les gens parlent et expriment leur pensée. Les langues représentent bien plus que de simples textes et exercices : elles sont des cultures.

Au lieu d’utiliser uniquement des manuels, recherchez du contenu varié comme des vidéos YouTube, des films, des podcasts ou des programmes TV. Pensez aussi à vous tourner vers les réseaux sociaux et à regarder des IGTV ou des stories d’influenceurs célèbres en utilisant l’application Instagram tracker. Entourez-vous de différents types de contenu en langue étrangère, vos résultats vous surprendront.

Ne restez pas focalisé sur vos erreurs

Lorsque l’on essaye de communiquer en langue étrangère avec d’autres personnes, il n’est pas rare d’avoir honte de sa prononciation, ou d’être frustré par ses erreurs. Ce n’est pas l’attitude à avoir.

Ceux qui apprennent une langue doutent communément d’eux-mêmes lorsqu’ils discutent avec un natif. Mais imaginez la situation inverse. Vous rencontrez une personne qui apprend votre langue maternelle, qui progresse lentement et qui fait de nombreuses fautes : la jugeriez-vous ? La réponse est évidemment non ! Vous l’encouragez et essayez de faire en sorte qu’elle prenne confiance en elle.

Nous pardonnons les erreurs des autres, alors pourquoi ne nous pardonnons-nous pas les nôtres ? La prochaine fois que vous aurez l’occasion de parler une autre langue, acceptez vos erreurs pour ne plus les reproduire à l’avenir.

Ne procrastinez pas en utilisant des applications d’apprentissage de langue

De nombreuses applications mobiles utiles et bien conçues sont disponibles sur le marché, et elles promettent d’aider à apprendre une langue et de nouveaux mots plus rapidement. Memrise, Duolingo, Babbel, et d’autres outils similaires proposent des jeux interactifs et des quizz, qui sont censés accélérer l’apprentissage. Les flashcards peuvent effectivement vous aider à mémoriser des mots seuls. Toutefois ce type d’application n’améliore pas vraiment votre niveau de langue, et peut même vous faire perdre du temps.

Mémoriser le sens de mots sans contexte demande beaucoup de temps. Cela vous demande d’en apprendre sa signification par cœur, sans l’intégrer à une phrase. Les applications d’apprentissage de langue donnent l’illusion de progresser, mais elles n’améliorent pas réellement vos capacités. Économisez le temps que vous passez sur ces applications pour vous concentrer sur une pédagogie active, en lisant un journal ou en écoutant une émission de radio en langue étrangère.

N’en attendez pas trop de votre professeur

Suivre des cours particuliers avec un professeur est une des meilleures manières d’étudier une langue étrangère. Ces leçons vous offriront l’opportunité de tester vos capacités à communiquer et de demander des explications approfondies sur les règles de grammaire.

Bien que les professeurs soient utiles, vous ne devez pas attendre d’eux qu’ils fassent tout le travail à votre place. De nombreux étudiants rejettent la faute sur leur professeur et sont déçus à chaque fois que leurs progrès ne sont pas à la hauteur de leurs attentes. Mais écouter et intégrer des connaissances requiert une certaine patience, une patience qui fait défaut à beaucoup d’entre eux. Les professeurs peuvent certes vous aider, mais ils ne peuvent pas faire entrer la grammaire et le vocabulaire dans votre tête.

Comme a un jour dit l’écrivain Haruki Murakami : « Dans la vie, tu vois, il y a des choses qu’on ne peut faire qu’à deux, et d’autres qu’on ne fait que seul. Ce qui est important, c’est de bien réussir la combinaison ». Il est important d’allier les deux avec équilibre. Tirez donc profit au maximum des cours particuliers, et révisez-les avec assiduité avant votre prochain cours.

Le langage est une faculté très complexe ; vous devrez par conséquent être productif et persévérant pour comprendre et parler une langue étrangère avec aisance. Après la lecture de toutes ces contre-indications, peut-être avez-vous l’impression qu’apprendre une langue est ennuyeux, mais ce n’est pas toujours le cas, promis ! Si vous parvenez à créer une atmosphère favorable à votre apprentissage, vous apprécierez l’expérience et découvrirez un monde entier qui vous était jusque-là inconnu.

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Séjours linguistiques : lequel choisir pour améliorer vos compétences linguistiques ?

L’apprentissage d’une langue est un processus souvent long et qui demande un investissement certain, que l’on souhaite devenir bilingue en anglais, espagnol, chinois ou encore russe. Même s’il est fondamental de passer du temps dans les salles de classe, il va sans dire que le meilleur moyen de progresser rapidement est de partir en immersion sur place.

Cette démarche permet non seulement d’apprendre la langue, mais également d’en découvrir les aspects culturels, éléments difficilement abordables en cours, surtout si le professeur n’est pas natif.
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L’écriture inclusive, pour ou contre?

Qu’est-ce-que l’écriture inclusive ?

L’écriture inclusive est un sujet en vogue, qui provoque de vifs débats entre ses défenseurs et ses détracteurs. Selon l’agence de communication Mot-Clés, c’est un « ensemble d’attentions graphiques et syntaxiques permettant d’assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes. »

En d’autres termes, c’est un style d’écriture qui vise à contourner les règles grammaticales jugées sexistes d’une langue, par exemple le masculin neutre. En effet, en français et dans un certain nombre de langues romanes, le neutre n’existe pas. Avec l’évolution du langage et le passage du latin au français, ce genre s’est progressivement effacé pour être remplacé par le masculin, auquel il ressemblait. Ainsi pour désigner un groupe de personnes ou d’objets dont on ne connaît pas le genre, on utilise le masculin, contrairement à l’anglais, où un troisième genre neutre existe.

Cette règle est critiquée par les défenseurs de l’écriture inclusive, qui considèrent qu’elle reflète le sexisme du langage, voire de la société entière dans laquelle il est parlé. D’après un sondage réalisé par l’IFOP en 2017, nous avons pu constater que 69% des Français soutenaient la position d’Edouard Philippe, qui recommandait aux administrations de ne pas employer l’écriture inclusive dans les textes officiels. Cependant, toutes les générations n’appuyaient pas cette décision de manière homogène : les 18-25% étaient d’accord à 57%, tandis que 83% des plus de 65 ans partageaient l’avis du Premier ministre.

Quels sont les avantages et les inconvénients de l’écriture inclusive ? Avant de réfléchir à cela, revoyons ses principes de base.

Quelles sont les règles de l’écriture inclusive ?

Elle comporte plusieurs règles de base, qui ne sont pas toutes systématiquement utilisées ensemble, il est possible de se servir de certaines et d’en ignorer d’autres, par exemple si l’on souhaite effectuer une transition en douceur vers l’écriture inclusive. Ces règles sont les suivantes :

  • La féminisation des titres, des fonctions et des métiers, comme une cheffe, une docteure, une agente immobilière…
  • La non-utilisation d’une majuscule dite de « prestige » au mot homme, dire « les humains » au lieu de « l’Homme ».
  • L’accord de proximité : l’accord sujet-verbe se fait avec le sujet le plus proche du verbe dans la phrase. Par exemple : « Ces hommes et ces femmes sont gentilles. »
  • L’ordre alphabétique des termes : construire ses phrases en plaçant les mots féminins ou masculins en fonction de la lettre par laquelle ils commencent. « Les filles et les garçons sont polis ». Le terme « fille » a été placé en premier car la lettre « f » se trouve avant le « g » dans l’alphabet.
  • Dédoubler les termes à l’aide d’un tiret, d’une apostrophe ou d’un point milieu (recommandé) : « le•la chanteur•se ».
  • Privilégier l’utilisation de mots épicènes, ou de mots non genrés. Par exemple, dire « les élèves » au lieu des « écoliers », ou « le public » au lieu de dire « les spectateurs ».

L’écriture inclusive : pour

Il existe plusieurs arguments qui permettent de défendre ce nouveau style d’écriture. Dans la règle « le masculin l’emporte toujours sur le féminin », il est facile de percevoir une certaine forme d’inégalité. Comment peut-on être une société égalitaire si notre langue ne l’est pas ? L’utilisation du masculin pour désigner un ensemble amène également une confusion : est-ce un groupe masculin ou mixte qui est évoqué ? Les femmes sont invisibilisées dans notre langue depuis longtemps, mais cela n’a pas toujours été le cas : au Moyen Âge, des mots comme « médecine » pour désigner une femme médecin existaient.

Le langage est en évolution constante, et ne pas accepter l’écriture inclusive c’est défendre une langue qui, telle que nous la connaissons, finira par disparaître. Enfin, s’y accoutumer n’est pas si compliqué, il suffit de lire quelques textes rédigés en écriture inclusive pour que le cerveau s’habitue à ses codes, et son utilisation simplifie même certaines formules.

Si vous êtes une entreprise ou une start-up, l’emploi de l’écriture inclusive comporte de nombreux avantages qui pourraient bien vous aider à décoller.

  • Cela permet d’activer un processus de féminisation de votre effectif ou de vos collaborateurs sans précédent.
  • Cela prouve votre modernité, ce qui permet de rajeunir votre audience, mais également votre équipe.
  • Cela met en avant votre prise de position sur l’égalité homme-femme.

L’écriture inclusive : contre

Tout d’abord, comme son nom l’indique, cette écriture nouvelle se veut inclusive, autrement dit elle souhaite représenter et inclure plus de genres que le français classique. Néanmoins, les personnes se considérant comme non-binaires sont laissées pour compte, car elles refusent de s’attribuer un genre, qu’il soit féminin ou masculin. Suite à cette problématique, une grammaire dite queer a été inventée, dans le but de dégenrer les mots. Par exemple, au lieu de parler d’auteur ou d’auteure voire d’autrice, il faudrait employer le terme d‘auteurice, pour que tous les genres soient inclus.

Ensuite, l’utilisation d’une nouvelle langue et des néologismes qui en découlent serait une tâche particulièrement complexe pour les personnes souffrant de dyslexie, de dysorthographie, mais également pour les étrangers souhaitant apprendre le français. Mais ce n’est pas tout, cette mesure compliquerait l’apprentissage de l’écriture et de la lecture pour les Français eux-mêmes, dont le niveau de maîtrise de leur langue maternelle est déjà en baisse inquiétante depuis 30 ans. Selon l’Académie française, l’emploi de l’écriture inclusive est un « péril mortel » pour la langue de Molière, une « aberration », en définitive elle s’y oppose fermement.

8 mots dont vous ignoriez peut-être l’origine arabe

Avec plus de 420 millions de locuteurs, l’arabe est la cinquième langue la plus parlée au monde. Il s’agit d’ailleurs de l’une des langues officielles de pas moins de 25 pays, même si cette langue peut varier selon les régions puisqu’elle connaît au moins 35 dialectes.

Le monde arabe d’un point de vue économique

Le monde arabe est le poumon d’une économie juteuse grâce, notamment, au pétrole. En effet, les pays, à l’instar de l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, sont les principaux producteurs d’hydrocarbures, les transformant en des alliés économiques à la fois intéressants et puissants.

Une autre source de revenus pour le monde arabe est le tourisme. Effectivement, Dubaï, la Tunisie, ou encore le Maroc, attirent un grand nombre de touristes chaque année. Les touristes sont séduits par les sites touristiques, culturels et historiques que proposent ces nations au charme unique et typique.

L’influence de l’arabe sur les autres langues

Le mot « arabe » signifie « nomade » et la langue arabe est issue de tribus nomades des régions désertiques de la péninsule arabique. Cette langue existe depuis le IVe siècle et son influence est aujourd’hui visible dans le monde entier.

Le grand impact que la présence des Maures dans la péninsule ibérique pendant 800 ans a eu sur les langues et cultures espagnoles et portugaises a été largement documenté, mais il a également laissé une empreinte linguistique sur l’anglais. De nombreux mots de la vie quotidienne en français ou d’autres langues romanes proviennent aussi de l’arabe.

Penchons-nous sur quelques mots français dont l’origine est arabe.

Alcool

Le préfixe « al » (pensez à alchimie, albatros, alcôve et algorithme) révèle l’origine arabe d’un mot, et l’alcool ne fait pas exception à la règle. Il est intéressant de noter que le mot est dérivé de l’arabe al-kuhl, qui signifie « le kohl ». En effet, le kohl est un type de maquillage pour les yeux, mais où est le lien entre les cosmétiques et l’alcool ?

Le khôl était traditionnellement fabriqué en broyant de la stibnite, le mot signifiant alors le processus de broyage en poudre, puis la distillation, et enfin l’éthanol (ou alcool éthylique).

Algèbre

Ce mot commence également par « al ». Cette partie très redoutée du cours de mathématiques vient du mot al-jabr qui signifie « compléter ou restaurer les parties cassées ». L’utilisation de ce mot dans le domaine des mathématiques a été enregistrée pour la première fois au IXe siècle dans le livre « L’abrégé du calcul par la restauration et la comparaison » du mathématicien Mohammed Ibn Musa al-Khwarizmi, qui a été traduit en latin au XIIe siècle. Les latins médiévaux ont emprunté à la fois la méthode et le terme de « calcul », qui ont fini par atteindre la langue anglaise et ensuite, votre classe de mathématiques à l’école.

Café

Y a-t-il quelque chose de plus agréable que de se réveiller avec l’odeur d’un café fraîchement infusé ? Une croyance très répandue veut que cette merveilleuse boisson, consommée à l’échelle mondiale, soit née au Yémen au XVe siècle. Le café yéménite est d’ailleurs toujours considéré comme l’un des meilleurs au monde.

Le mot arabe qahwa a donné naissance au terme turc kahve, puis à l’italien caffè.. Le délicieux moka au café chocolaté que vous buvez en hiver doit également son nom à la ville de Mocha (Yémen), ou al-Makha, qui abrite le port d’où le Yémen expédiait son café.

Échec et mat

Le jeu d’échec est l’un des jeux les plus populaires au monde. Ce jeu de réflexion et de stratégie a été introduit en Europe médiévale par les Arabes, il n’est donc pas surprenant que ce terme vienne de l’arabe. La première partie du mot, « échec », vient de l’ancien persan shah, qui signifie « roi ». Cela est devenu l’arabe shāh, prononcé au Moyen-Âge avec un « h » final. Il est ensuite devenu shāh māt, qui signifie « le roi meurt », ce qui nous mène à notre échec et mat.

Girafe

Le nom de cet animal africain possède ses premières origines connues dans le mot arabe zarāfah, qui se traduit par « marcheur rapide », et pourrait venir du mot somalien geri.

Matelas

Après une longue journée de travail, en allant dans votre lit confortable le soir, vous vous êtes peut-être demandé de quelle origine provient le terme « matelas ». Bien sûr, nous devons remercier la langue arabe ! Plus précisément le terme matrah, un grand coussin ou tapis sur lequel on s’allonge, qui vient de la racine tarah signifiant « jeter quelque chose par terre ».

Coton

Légèrement lié au matelas, le coton est également issu du mot arabe qotn. Le mot espagnol a d’ailleurs gardé cette origine avec algodón.

Zéro

Bien que de nombreuses cultures, telles que les Mayas et les Babyloniens, aient eu un concept pour marquer le néant, ce sont les anciens Indiens qui ont été les premiers à traiter le néant comme un chiffre. L’utilisation du zéro est devenue courante dans de nombreux pays et c’est le mathématicien italien Fibonacci qui, après avoir passé son enfance dans ce qui est aujourd’hui l’Algérie, a repris l’idée, et le mot arabe zefiro, en Italie, en le latinisant en zéphirum au début du XIIIe siècle.

La notion de zéro était en fait assez controversée en Europe. Les préoccupations allaient du théologique (où le néant côtoie l’idée d’éternité et de Dieu omniprésent) à la pratique (son utilisation était interdite à Florence, car on pensait que la forme circulaire pouvait facilement être changée en 6 ou 9 en trompant les commerçants). Ce n’est qu’au XVe siècle que le zéro a été pleinement accepté dans le monde occidental, quelque 300 ans après que l’utilisation des chiffres arabes est devenue la norme.

Traduction en arabe

La langue étant très répandue, faire traduire le contenu de votre entreprise du français vers l’arabe est un choix commercial judicieux compte tenu de la croissance de l’économie du monde arabe, mais assurez-vous que votre prestataire de services de traduction connaît bien les caractéristiques linguistiques et culturelles propres à la région de votre marché cible. BeTranslated prend en charge vos traductions depuis et vers l’arabe. Outre leur expérience, nos traducteurs qualifiés sont passés maîtres dans l’art de la localisation et travaillent toujours en tenant compte de vos besoins particuliers. Contactez-nous dès aujourd’hui pour obtenir de plus amples informations ou un devis gratuit et sans engagement.

Les Français rechignent-ils à apprendre les langues étrangères ?

Est-il exagéré d’affirmer que les Français sont paresseux quand il s’agit d’apprendre une langue étrangère ?

Les Français sont souvent critiqués pour leur méconnaissance des langues étrangères. Cela pourrait-il être attribué au simple fait que nous savons que le français est parlé un peu partout dans le monde ? De nombreux pays sont francophones et, dans d’autres, l’enseignement du français est très largement répandu. Voilà une bonne excuse pour ne pas devenir bilingue. Puisque nous ne sommes pas motivés par une nécessité absolue, nous sommes parfois considérés comme des paresseux sur le plan linguistique. (suite…)