Séjours linguistiques : lequel choisir pour améliorer vos compétences en langue ?

Séjours linguistiques à l'étranger

L’apprentissage d’une langue est un processus souvent long et qui demande un investissement certain, que l’on souhaite devenir bilingue en anglais, espagnol, chinois ou encore russe. Même s’il est fondamental de passer du temps dans les salles de classe, il va sans dire que le meilleur moyen de progresser rapidement est de partir en immersion sur place. En effet, c’est une pratique qui permet non seulement d’apprendre la langue mais également d’en découvrir les aspects culturels, éléments difficilement abordables en cours, surtout si le professeur n’est pas natif.

Outre les progrès en langue, vivre à l’étranger est bien souvent vécu comme une expérience enrichissante et fondatrice. Être loin de chez soi et des siens procure confiance en soi et indépendance. De plus, rencontrer des gens venus du monde entier, mettre en perspective sa propre culture et sa manière de vivre donne une grande ouverture d’esprit. Mais alors, quelles options s’offrent à vous si vous avez décidé de sauter le pas ?

Les échanges universitaires

En tant qu’étudiant, les opportunités de partir étudier à l’étranger sont aujourd’hui abondantes grâce aux programmes d’échanges universitaires proposés par un grand nombre d’universités ou d’écoles. En effet, beaucoup d’institutions sont conscientes des bénéfices qu’un étudiant peut retirer d’un séjour à l’étranger, y compris pour ceux qui ne se destinent à priori pas un métier linguistique (médecine, droit, etc).

Le programme Erasmus, lancé en 1987, représente l’échange universitaire par excellence. Son avantage réside dans sa simplicité, et son faible coût. Après un processus de candidature (dont les modalités varient selon chaque établissement), vous serez automatiquement inscrits dans l’université d’accueil.

De plus, le programme offre une bourse d’étude, sans critères sociaux, bien que certains établissements mettent en place des critères d’éligibilité basés par exemple sur les résultats scolaires. Le montant de cette bourse varie selon le coût de la vie du pays de destination. D’autres aides financières peuvent être obtenues auprès du CROUS ou bien du conseil régional, renseignez-vous auprès du service des relations internationales de votre établissement.

En revanche, ce programme se limite aux 28 pays membres de l’Union Européenne, auxquels s’ajoutent l’Islande, la Turquie, la Norvège, la Macédoine et le Liechtenstein. Il n’est cependant pas impossible de partir hors Europe, sous réserve que votre établissement ait établi un accord bilatéral d’échange avec une université étrangère.

Étudier dans une université étrangère est une expérience riche et dont vous retirerez de nombreux bénéfices. Sans parler des progrès en langues, cela vous permettra de découvrir de nouvelles méthodes d’enseignement, élément enrichissant pour la suite de votre cursus universitaire. De plus, la mention « Erasmus » est un atout certain pour n’importe quel CV, qui sera garant pour les recruteurs d’un bon niveau de langue et d’une grande ouverture d’esprit.

Travailler à l’étranger

Si vous n’êtes pas ou plus étudiant, ou que votre établissement ne propose pas d’échange universitaire, d’autres options s’offrent à vous. Par exemple, vous pourriez profiter d’un congé ou de vacances d’été pour partir travailler à l’étranger. De nombreuses agences proposent de vous trouver un emploi à l’étranger et de vous faciliter les démarches administratives, moyennant des frais.

Vous pouvez également vous tourner vers des sites tels que WorkAway ou WOOFING. Ces derniers mettent en relation les futurs travailleurs avec des particuliers ou bien des entreprises. Bien souvent le travailleur accomplira certaines tâches en échange du gîte et du couvert, et même parfois avec une petite rémunération à la clé. Les tâches sont très variées : aide à domicile, garde d’enfants, travail agricole, restauration… Ce ne sera sans doute pas le travail le mieux payé de votre carrière, mais l’immersion linguistique et culturelle sera totale, et vous ferez sûrement de belles rencontres.

Cours de langue à l’étranger

Enfin, l’option à privilégier si vous avez des difficultés en langue et souhaitez vous améliorer rapidement consiste à partir à l’étranger pour prendre des cours, tout en vivant dans le pays de la langue en question. Le programme de ces séjours est souvent intense, avec en moyenne 30 heures de cours par semaine, mais le résultat en vaut la chandelle.

La plupart des organismes proposent différents programmes de cours, d’intensités variées ou focalisés sur la préparation à un examen, comme le TOEFL par exemple. Cette option vous permettra de reprendre les bases de l’apprentissage dans un cadre scolaire, tout en offrant la possibilité de vous dépayser en vivant à l’étranger.

À retenir

Sortir de sa zone de confort et de son cadre habituel de vie peut être un peu inconfortable au début, mais les souvenirs et les progrès en langues qui en résulteront seront inestimables. Vous pourriez même vous découvrir une nouvelle passion et décider de vous orienter vers un métier linguistique !

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L’écriture inclusive, pour ou contre?

Qu’est-ce-que l’écriture inclusive ?

L’écriture inclusive est un sujet en vogue, qui provoque de vifs débats entre ses défenseurs et ses détracteurs. Selon l’agence de communication Mot-Clés, c’est un « ensemble d’attentions graphiques et syntaxiques permettant d’assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes. »

En d’autres termes, c’est un style d’écriture qui vise à contourner les règles grammaticales jugées sexistes d’une langue, par exemple le masculin neutre. En effet, en français et dans un certain nombre de langues romanes, le neutre n’existe pas. Avec l’évolution du langage et le passage du latin au français, ce genre s’est progressivement effacé pour être remplacé par le masculin, auquel il ressemblait. Ainsi pour désigner un groupe de personnes ou d’objets dont on ne connaît pas le genre, on utilise le masculin, contrairement à l’anglais, où un troisième genre neutre existe.

Cette règle est critiquée par les défenseurs de l’écriture inclusive, qui considèrent qu’elle reflète le sexisme du langage, voire de la société entière dans laquelle il est parlé. D’après un sondage réalisé par l’Ifop en 2017, nous avons pu constater que 69% des Français soutenaient la position d’Edouard Philippe, qui recommandait aux administrations de ne pas employer l’écriture inclusive dans les textes officiels. Cependant toutes les générations n’appuyaient pas cette décision de manière homogène : les 18-25% étaient d’accord à 57%, tandis que 83% des plus de 65 ans partageaient l’avis du premier ministre.

Quels sont les avantages et les inconvénients de l’écriture inclusive ? Avant de réfléchir à cela, revoyons ses principes de base.

Quelles sont les règles de l’écriture inclusive ?

Elle comporte plusieurs règles de base, qui ne sont pas toutes systématiquement utilisées ensemble, il est possible de se servir de certaines et d’en ignorer d’autres, par exemple si l’on souhaite effectuer une transition en douceur vers l’écriture inclusive. Ces règles sont les suivantes :

  • La féminisation des titres, des fonctions et des métiers, comme une cheffe, une docteure, une agente immobilière…
  • La non-utilisation d’une majuscule dite de « prestige » au mot homme, dire « les humains » au lieu de « l’Homme ».
  • L’accord de proximité : l’accord sujet-verbe se fait avec le sujet le plus proche du verbe dans la phrase. Par exemple : « Ces hommes et ces femmes sont gentilles. »
  • L’ordre alphabétique des termes : construire ses phrases en plaçant les mots féminins ou masculins en fonction de la lettre par laquelle ils commencent. « Les filles et les garçons sont polis ». Le terme « fille » a été placé en premier car la lettre « f » se trouve avant le « g » dans l’alphabet.
  • Dédoubler les termes à l’aide d’un tiret, d’une apostrophe ou d’un point milieu (recommandé) : « le·la chanteur·se ».
  • Privilégier l’utilisation de mots épicènes, ou de mots non genrés. Par exemple, dire « les élèves » au lieu des « écoliers », ou « le public » au lieu de dire « les spectateurs ».

L’écriture inclusive : pour

Il existe plusieurs arguments qui permettent de défendre ce nouveau style d’écriture. Dans la règle « le masculin l’emporte toujours sur le féminin », il est facile de percevoir une certaine forme d’inégalité. Comment peut-on être une société égalitaire si notre langue ne l’est pas ? L’utilisation du masculin pour désigner un ensemble amène également une confusion : est-ce un groupe masculin ou mixte qui est évoqué ? Les femmes sont invisibilisées dans notre langue depuis longtemps, mais cela n’a pas toujours été le cas : au Moyen Âge des mots comme « médecine » pour désigner une femme médecin existaient.

Le langage est en évolution constante, et ne pas accepter l’écriture inclusive c’est défendre une langue qui, telle que nous la connaissons, finira par disparaître. Enfin, s’y accoutumer n’est pas si compliqué, il suffit de lire quelques textes rédigés en écriture inclusive pour que le cerveau s’habitue à ses codes, et son utilisation simplifie même certaines formules.

Si vous êtes une entreprise ou une start-up, l’emploi de l’écriture inclusive comporte de nombreux avantages qui pourraient bien vous aider à décoller.

  • Cela permet d’activer un processus de féminisation de votre effectif ou de vos collaborateurs sans précédent.
  • Cela prouve votre modernité, ce qui permet de rajeunir votre audience, mais également votre équipe.
  • Cela met en avant votre prise de position sur l’égalité homme-femme.

L’écriture inclusive : contre

Tout d’abord, comme son nom l’indique, cette écriture nouvelle se veut inclusive, autrement dit elle souhaite représenter et inclure plus de genres que le français classique. Néanmoins, les personnes se considérant comme non-binaires sont laissées pour compte, car elles refusent de s’attribuer un genre, qu’il soit féminin ou masculin. Suite à cette problématique, une grammaire dite queer a été inventée, dans le but de dégenrer les mots. Par exemple, au lieu de parler d’auteur ou d’auteure voire d’autrice, il faudrait employer le terme d‘auteurice, pour que tous les genres soient inclus.

Ensuite l’utilisation d’une nouvelle langue et des néologismes qui en découlent serait une tâche particulièrement complexe pour les personnes souffrant de dyslexie, de dysorthographie, mais également pour les étrangers souhaitant apprendre le français. Mais ce n’est pas tout, cette mesure compliquerait l’apprentissage de l’écriture et de la lecture pour les français eux-mêmes, dont le niveau de maîtrise de leur langue maternelle est déjà en baisse inquiétante depuis 30 ans. Selon l’Académie Française, l’emploi de l’écriture inclusive est un « péril mortel » pour la langue de Molière, une « aberration », en définitive elle s’y oppose fermement.

 

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8 mots dont vous ignoriez peut-être l’origine arabe

8 mots français avec origine arabe

Avec plus de 420 millions de locuteurs, l’arabe est la cinquième langue la plus parlée au monde. Il s’agit d’ailleurs de l’une des langues officielles de pas moins de 25 pays, même si cette langue peut varier selon les régions puisqu’elle connaît au moins 35 dialectes.

Le monde arabe d’un point de vue économique

Le monde arabe est le poumon d’une économie juteuse grâce, notamment, au pétrole. En effet, les pays, à l’instar de l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, sont les principaux producteurs d’hydrocarbures, les transformant en des alliés économiques à la fois intéressants et puissants.

Une autre source de revenus pour le monde arabe est le tourisme. Effectivement, Dubaï, la Tunisie, ou encore le Maroc, attirent un grand nombre de touristes chaque année. Les touristes sont séduits par les sites touristiques, culturels et historiques que proposent ces nations au charme unique et typique.

L’influence de l’arabe sur les autres langues

Le mot « arabe » signifie « nomade » et la langue arabe est issue de tribus nomades des régions désertiques de la péninsule arabique. Cette langue existe depuis le IVe siècle et son influence est aujourd’hui visible dans le monde entier.

Le grand impact que la présence des Maures dans la péninsule ibérique pendant 800 ans a eu sur les langues et cultures espagnoles et portugaises a été largement documenté, mais il a également laissé une empreinte linguistique sur l’anglais. De nombreux mots de la vie quotidienne en français ou d’autres langues romanes proviennent aussi de l’arabe.

Penchons-nous sur quelques mots français dont l’origine est arabe.

Alcool

Le préfixe « al » (pensez à alchimie, albatros, alcôve et algorithme) révèle l’origine arabe d’un mot, et l’alcool ne fait pas exception à la règle. Il est intéressant de noter que le mot est dérivé de l’arabe al-kuhl, qui signifie « le kohl ». En effet, le kohl est un type de maquillage pour les yeux, mais où est le lien entre les cosmétiques et l’alcool ?

Le khôl était traditionnellement fabriqué en broyant de la stibnite, le mot signifiant alors le processus de broyage en poudre, puis la distillation, et enfin l’éthanol (ou alcool éthylique).

Algèbre

Ce mot commence également par « al ». Cette partie très redoutée du cours de mathématiques vient du mot al-jabr qui signifie « compléter ou restaurer les parties cassées ». L’utilisation de ce mot dans le domaine des mathématiques a été enregistrée pour la première fois au IXe siècle dans le livre « L’abrégé du calcul par la restauration et la comparaison » du mathématicien Mohammed Ibn Musa al-Khwarizmi, qui a été traduit en latin au XIIe siècle. Les latins médiévaux ont emprunté à la fois la méthode et le terme de « calcul », qui ont fini par atteindre la langue anglaise et ensuite, votre classe de mathématiques à l’école.

Café

Y a-t-il quelque chose de plus agréable que de se réveiller avec l’odeur d’un café fraîchement infusé ? Une croyance très répandue veut que cette merveilleuse boisson, consommée à l’échelle mondiale, soit née au Yémen au XVe siècle. Le café yéménite est d’ailleurs toujours considéré comme l’un des meilleurs au monde.

Le mot arabe qahwa a donné naissance au terme turc kahve, puis à l’italien caffè.. Le délicieux moka au café chocolaté que vous buvez en hiver doit également son nom à la ville de Mocha (Yémen), ou al-Makha, qui abrite le port d’où le Yémen expédiait son café.

Coton

Légèrement lié au matelas, le coton est également issu du mot arabe qotn. Le mot espagnol a d’ailleurs gardé cette origine avec algodón.

Échec et mat

Le jeu d’échec est l’un des jeux les plus populaires au monde. Ce jeu de réflexion et de stratégie a été introduit en Europe médiévale par les Arabes, il n’est donc pas surprenant que ce terme vienne de l’arabe. La première partie du mot, « échec », vient de l’ancien persan shah, qui signifie « roi ». Cela est devenu l’arabe shāh, prononcé au Moyen-Âge avec un « h » final. Il est ensuite devenu shāh māt, qui signifie « le roi meurt », ce qui nous mène à notre échec et mat.

Girafe

Le nom de cet animal africain possède ses premières origines connues dans le mot arabe zarāfah, qui se traduit par « marcheur rapide », et pourrait venir du mot somalien geri.

Matelas

Après une longue journée de travail, en allant dans votre lit confortable le soir, vous vous êtes peut-être demandé de quelle origine provient le terme « matelas ». Bien sûr, nous devons remercier la langue arabe ! Plus précisément le terme matrah, un grand coussin ou tapis sur lequel on s’allonge, qui vient de la racine tarah signifiant « jeter quelque chose par terre ».

Zéro

Bien que de nombreuses cultures, telles que les Mayas et les Babyloniens, aient eu un concept pour marquer le néant, ce sont les anciens Indiens qui ont été les premiers à traiter le néant comme un chiffre. L’utilisation du zéro est devenue courante dans de nombreux pays et c’est le mathématicien italien Fibonacci qui, après avoir passé son enfance dans ce qui est aujourd’hui l’Algérie, a repris l’idée, et le mot arabe zefiro, en Italie, en le latinisant en zéphirum au début du XIIIe siècle.

La notion de zéro était en fait assez controversée en Europe. Les préoccupations allaient du théologique (où le néant côtoie l’idée d’éternité et de Dieu omniprésent) à la pratique (son utilisation était interdite à Florence, car on pensait que la forme circulaire pouvait facilement être changée en 6 ou 9 en trompant les commerçants). Ce n’est qu’au XVe siècle que le zéro a été pleinement accepté dans le monde occidental, quelque 300 ans après que l’utilisation des chiffres arabes est devenue la norme.

Traduction en arabe

La langue étant très répandue, faire traduire le contenu de votre entreprise du français vers l’arabe est un choix commercial judicieux compte tenu de la croissance de l’économie du monde arabe, mais assurez-vous que votre prestataire de services de traduction connaît bien les caractéristiques linguistiques et culturelles propres à la région de votre marché cible. BeTranslated prend en charge vos traductions depuis et vers l’arabe. Outre leur expérience, nos traducteurs qualifiés sont passés maîtres dans l’art de la localisation et travaillent toujours en tenant compte de vos besoins particuliers. Contactez-nous dès aujourd’hui pour obtenir de plus amples informations ou un devis gratuit et sans engagement.

Les Français sont-ils paresseux en matière linguistique ?

Français paresse linguistique

Est-il exagéré d’affirmer que les Français sont paresseux quand il s’agit d’apprendre une langue étrangère ?

Les Français sont souvent critiqués pour leur méconnaissance des langues étrangères. Cela pourrait-il être attribué au simple fait que nous savons que le français est parlé un peu partout dans le monde ? De nombreux pays sont francophones et, dans d’autres, l’enseignement du français est très largement répandu. Voilà une bonne excuse pour ne pas devenir bilingue. Puisque nous ne sommes pas motivés par une nécessité absolue, nous sommes parfois considérés comme des paresseux sur le plan linguistique. (suite…)